Du 7 au 10 octobre 2026, Les Assises de la cybersécurité réuniront à Monaco une partie importante de l’écosystème cyber français et européen. L’édition 2026 retient le fil rouge Osons!, présenté comme une invitation à dépasser la seule logique défensive. Le rendez-vous intervient dans un contexte de durcissement des rapports de force numériques, de diffusion rapide de l’intelligence artificielle et de dépendances technologiques devenues stratégiques pour les entreprises comme pour les États.
Monaco accueillera Les Assises du 7 au 10 octobre
Les Assises 2026 se tiendront à Monaco du 7 au 10 octobre, avec l’ambition de réunir décideurs, fournisseurs, experts publics et responsables de la sécurité des systèmes d’information. Le salon conserve une place particulière dans le paysage français de la cybersécurité, en raison de son format centré sur les rencontres professionnelles et les échanges ciblés entre acteurs du secteur.
L’événement est présenté comme une 26e édition, signe d’une installation durable dans l’agenda cyber. Pour de nombreux responsables sécurité, ce rendez-vous sert autant à identifier des solutions qu’à confronter des pratiques. Les enjeux traités dépassent les seuls outils techniques, avec des discussions attendues sur la gouvernance, les budgets, les compétences, les obligations réglementaires et la capacité des organisations à maintenir leur activité en situation de crise.
Le format de rendez-vous d’affaires one-to-one reste l’un des marqueurs de l’événement. Selon les éléments publiés par les organisateurs et les relais professionnels, ce dispositif affiche un taux de satisfaction supérieur à 98 %. Ce chiffre illustre l’intérêt porté à des échanges préparés, dans un marché où les responsables cyber doivent arbitrer entre de nombreuses offres, parfois difficiles à comparer sur le plan opérationnel.
À Monaco, la concentration de décideurs donne aussi une dimension politique au salon. Les sujets de souveraineté, de résilience et de confiance numérique y prennent une place croissante, tandis que les attaques informatiques touchent désormais les collectivités, les hôpitaux, les industriels, les services financiers et les prestataires critiques. Le rendez-vous offre un espace de coordination à une filière confrontée à la fois à l’urgence opérationnelle et à la nécessité de bâtir des stratégies plus lisibles.

Le thème Osons! élargit le rôle des RSSI
Le choix du thème Osons! traduit une évolution du discours cyber. Les organisateurs veulent installer l’idée d’une fonction sécurité moins cantonnée au contrôle et davantage associée aux décisions structurantes. Dans cette perspective, le RSSI n’est plus seulement le gardien des politiques de protection, il devient un interlocuteur de direction sur les choix technologiques, les projets numériques et les risques économiques.
Cette évolution répond à une réalité observée dans les entreprises. Les responsables sécurité doivent gérer la montée des exigences réglementaires, la pression des assureurs, la multiplication des incidents et les attentes des directions générales. Leur position reste parfois isolée, surtout lorsque les contraintes budgétaires s’opposent à l’urgence de renforcer la protection. Les Assises veulent contribuer à rompre cet isolement en favorisant le partage d’expérience entre pairs.
La mutation du rôle des responsables cyber fait partie des axes mis en avant, notamment dans les travaux associés au CESIN. Le sujet concerne autant les grands groupes que les organisations de taille intermédiaire. Un RSSI doit désormais expliquer le risque dans un langage compréhensible par le comité exécutif, mesurer l’exposition de l’entreprise et défendre des investissements dont les résultats ne se voient souvent qu’en cas d’incident évité.
Le terme influence occupe une place centrale dans cette édition. Il renvoie à la capacité des responsables cyber à peser sur les arbitrages internes, mais aussi à la visibilité de la filière dans le débat économique et institutionnel. Les transformations numériques ne peuvent plus être pilotées uniquement par la recherche de performance ou de rapidité. La sécurité devient une condition de confiance, d’accès au marché et de continuité d’activité, ce qui modifie profondément son poids dans les organisations.

L’IA et le quantique imposent de nouveaux arbitrages cyber
Les Assises 2026 aborderont les transformations technologiques qui modifient déjà les priorités des équipes sécurité. L’intelligence artificielle occupe une place majeure, à la fois comme outil de détection et comme facteur d’augmentation du risque. Les modèles génératifs facilitent certaines tâches d’analyse, mais ils peuvent aussi accélérer la production de contenus frauduleux, l’automatisation d’attaques ou la personnalisation de campagnes d’hameçonnage.
Les technologies agentiques, capables d’exécuter des tâches avec davantage d’autonomie, ajoutent une couche supplémentaire de complexité. Leur intégration dans les systèmes d’information suppose de définir des droits précis, des mécanismes de traçabilité et des limites d’action. Pour les RSSI, le sujet n’est pas seulement technique. Il concerne la responsabilité, le contrôle humain et la capacité à auditer des décisions prises par des outils automatisés.
Le quantique figure aussi parmi les thèmes sensibles. Les entreprises n’ont pas toutes la même maturité sur ce sujet, mais les acteurs de la cybersécurité anticipent déjà les effets possibles sur certains mécanismes cryptographiques. La préparation à la cryptographie post-quantique impose des inventaires, des tests et des trajectoires de migration. Cette démarche demande du temps, surtout dans les environnements complexes où de nombreux systèmes anciens cohabitent avec des applications récentes.
Les débats devraient également porter sur l’architecture zéro trust, la détection d’anomalies et la sécurisation des environnements hybrides. Ces approches répondent à une réalité simple: le périmètre informatique traditionnel s’est effacé avec le cloud, le télétravail, les chaînes de sous-traitance et l’interconnexion des services. Les organisations doivent donc construire des défenses plus dynamiques, capables de vérifier les accès, de limiter les mouvements latéraux et de détecter rapidement les comportements inhabituels.
Europe et souveraineté numérique structurent les débats de Monaco
La dimension européenne devrait occuper une place importante lors des Assises 2026. Le thème de la souveraineté numérique prend de l’ampleur à mesure que les dépendances technologiques deviennent des sujets de sécurité économique. Les entreprises et administrations doivent composer avec des fournisseurs mondiaux, des cadres réglementaires multiples et des risques de rupture liés aux tensions géopolitiques ou aux conflits informationnels.
Dans ce contexte, l’Europe cherche à renforcer sa cohérence cyber. L’enjeu ne se limite pas à la coopération entre experts. Il porte aussi sur la capacité à aligner les cadres d’action, à soutenir des offres industrielles crédibles et à rendre les organisations moins vulnérables aux dépendances critiques. Les Assises donnent une visibilité à cette ambition, en réunissant des acteurs capables de relier les besoins opérationnels aux priorités stratégiques.
Des entreprises comme Eviden mettent en avant une approche européenne de la confiance numérique, avec des offres couvrant l’identité, la protection des données et les accès. Le groupe associe le thème de l’édition à l’adoption de technologies de rupture, dont l’IA et la cryptographie post-quantique. Cette présence illustre la concurrence entre acteurs spécialisés pour accompagner les organisations dans des choix durables, au moment où les budgets cyber restent sous surveillance.
Le rendez-vous de Monaco intervient aussi dans une période où la cybersécurité rejoint les questions d’influence. Les attaques, les fuites de données et les opérations de désinformation affectent la réputation, la confiance des clients et parfois la stabilité de services essentiels. Les échanges attendus aux Assises devraient donc porter autant sur les produits que sur la méthode: gouvernance, priorisation, partage d’information, coopération européenne et montée en compétence des équipes. Pour les décideurs présents, l’enjeu sera de transformer ces discussions en feuilles de route applicables dès les prochains cycles budgétaires.
Questions fréquentes
- Quand auront lieu Les Assises 2026 de la cybersécurité ?
- Les Assises 2026 sont prévues à Monaco du 7 au 10 octobre 2026. L’événement réunira responsables cyber, fournisseurs, experts publics et décideurs autour des enjeux de sécurité numérique.
- Quel est le thème retenu pour cette édition ?
- Le thème annoncé est Osons !. Il traduit la volonté de présenter la cybersécurité comme une fonction d’influence, capable d’accompagner les transformations numériques et de peser dans les arbitrages stratégiques.
- Pourquoi le rôle des RSSI est-il central dans cette édition ?
- Les RSSI doivent gérer des risques plus complexes, dialoguer avec les directions générales, anticiper les obligations réglementaires et sécuriser les projets numériques. Les Assises 2026 mettent en avant cette évolution vers un rôle plus stratégique.
- Quels sujets technologiques seront discutés à Monaco ?
- Les débats devraient porter sur l’intelligence artificielle, les technologies agentiques, le quantique, la cryptographie post-quantique, l’architecture zéro trust, la détection d’anomalies et la résilience des systèmes d’information.
À retenir
- Les Assises 2026 se tiendront à Monaco du 7 au 10 octobre.
- Le thème Osons ! place les RSSI au cœur des décisions stratégiques.
- L’IA, les technologies agentiques et le quantique redéfinissent les priorités cyber.
- La souveraineté numérique européenne sera l’un des axes majeurs des débats.
Sources
- Les Assises 2026 : oser faire de la cybersécurité une force d’influence collective | Archimag
- Archimag – Le magazine des professionnels de l'information
- « Osons ! » : la cybersécurité entre dans une nouvelle ère – Code Confiance
- Les Assises de la cybersécurité 2026 | Eviden
- Assises Cybersécurité 2026 France | Agenda Tech







