VisimagNews35 % des ventes neuves, 44 378 électriques en France en juillet,...

35 % des ventes neuves, 44 378 électriques en France en juillet, un record porté par les aides que personne n’attendait

Date:

4.9/5 - (37 votes)

Plus d’un tiers des voitures neuves vendues en France en juillet étaient électriques. La Plateforme automobile a annoncé 126 808 immatriculations sur le mois, en hausse de 9 % sur un an, dont 44 378 modèles 100 % électriques. Cette progression intervient dans un marché encore éloigné de ses niveaux d’avant-Covid, mais elle confirme l’accélération d’une motorisation longtemps freinée par les prix d’achat, l’accès à la recharge et l’attentisme des ménages.

La PFA recense 44 378 électriques en juillet

Le chiffre publié par la PFA marque un seuil symbolique pour le marché français. Les voitures 100 % électriques ont représenté 35 % des immatriculations de voitures neuves en juillet, soit 44 378 unités. Cette part place l’électrique au-dessus d’un tiers des ventes mensuelles, un niveau qui confirme une progression rapide dans les choix des particuliers, des flottes d’entreprise et des loueurs.

La hausse doit être lue avec prudence, car le mois de juillet 2025 avait constitué un point bas pour les immatriculations. Le rebond de 9 % sur un an reflète donc à la fois une demande plus active et un effet de comparaison favorable. Les professionnels du secteur insistent sur cette double lecture, car le volume total du marché reste inférieur aux niveaux observés avant la crise sanitaire.

La progression des voitures électriques traduit néanmoins un changement visible dans les concessions. Les gammes se sont élargies, avec davantage de citadines, de SUV compacts et de modèles familiaux. Les constructeurs ont aussi multiplié les offres de financement, souvent sous forme de loyers mensuels, pour atténuer l’écart de prix initial avec les motorisations thermiques.

Ce mouvement ne repose pas uniquement sur les acheteurs les plus aisés. Les ménages qui renouvellent un véhicule ancien regardent davantage le coût d’usage, avec l’électricité, l’entretien réduit et les restrictions de circulation dans certaines agglomérations. Le prix d’achat demeure un obstacle, mais la décision se fait de plus en plus sur plusieurs années, surtout pour les trajets quotidiens prévisibles.

Livraison d’une voiture électrique neuve dans une concession française
Les immatriculations électriques ont atteint 44 378 unités en juillet. — Photo : Kadir Avşar / Pexels

Le leasing social redémarre depuis le 16 juillet

Le redémarrage du leasing social constitue l’un des éléments majeurs du mois. La troisième édition du dispositif a été lancée le 16 juillet, avec l’objectif de faciliter l’accès à une voiture électrique pour les foyers aux revenus limités. Le principe repose sur une location longue durée à tarif réduit, avec un soutien public destiné à compenser une partie du coût.

Selon Roland Lescure, près de 20 000 commandes ont été enregistrées en deux semaines. Ce volume montre que la demande existe lorsque le ticket d’entrée devient compatible avec le budget de ménages contraints. Les constructeurs concernés ont adapté leurs offres autour de modèles éligibles, souvent des citadines ou des compactes, avec des loyers présentés comme plus lisibles que l’achat comptant.

Le dispositif vise d’abord les ménages modestes, pour lesquels le passage à l’électrique restait difficile malgré le bonus écologique. Dans de nombreux territoires périurbains et ruraux, la voiture demeure indispensable pour travailler, déposer les enfants ou accéder aux services. Le leasing social apporte une réponse partielle, car il réduit le coût d’accès, mais il ne règle pas toutes les questions liées à la recharge à domicile ou sur l’espace public.

L’effet d’entraînement dépasse le seul cadre des aides publiques. Des marques alignent leurs remises, des réseaux mettent en avant des loyers promotionnels et des banques spécialisées ajustent leurs financements. Cette concurrence autour du prix mensuel modifie la manière de vendre une voiture neuve. Le discours porte moins sur le tarif catalogue que sur le budget complet, assurance, énergie et entretien compris.

Couple étudiant une offre de leasing social pour voiture électrique
Le leasing social relancé mi-juillet soutient la demande des ménages modestes. — Photo : Vitaly Gariev / Pexels

Les hybrides gardent 48 % des immatriculations

Malgré la poussée électrique, les hybrides conservent la première place du marché en juillet, avec 48 % des immatriculations. Cette catégorie regroupe des technologies différentes, des hybrides simples aux hybrides rechargeables, avec des usages très variés. Pour une partie des automobilistes, elle représente une solution intermédiaire entre le thermique classique et le 100 % électrique.

Depuis le début de l’année, les hybrides pèsent 50,5 % du marché, contre 29 % pour l’électrique. Cette avance s’explique par la diversité des modèles disponibles et par une transition jugée moins contraignante. Un conducteur sans place de stationnement privée, ou dépendant de bornes publiques peu nombreuses autour de son domicile, peut préférer un hybride pour éviter les incertitudes liées à la recharge.

La recharge demeure le point pratique le plus sensible. Les grandes villes et les axes autoroutiers sont mieux équipés, mais les écarts restent importants selon les départements, les copropriétés et les zones rurales. Les entreprises qui électrifient leur flotte doivent aussi organiser la recharge au dépôt, au bureau ou chez les salariés, avec des questions de remboursement et de puissance disponible.

Les constructeurs arbitrent entre ces deux dynamiques. L’électrique progresse vite et devient central pour respecter les objectifs européens de réduction des émissions. Les hybrides, eux, permettent de maintenir des volumes importants auprès d’acheteurs encore hésitants. Les marques chinoises, très présentes sur les modèles électriques compétitifs, ajoutent une pression supplémentaire sur les groupes européens, déjà engagés dans de lourds investissements industriels.

La PFA relativise la hausse de 9 % en juillet

La hausse mensuelle ne doit pas masquer la fragilité du marché. Avec 126 808 immatriculations, juillet affiche une progression de +9 % sur un an, mais le niveau reste nettement inférieur à celui d’avant-Covid. La Plateforme automobile rappelle que la base de comparaison était particulièrement basse, ce qui amplifie mécaniquement le rebond statistique observé cet été.

Cette situation pèse sur l’ensemble de la chaîne. Les constructeurs doivent financer l’électrification, adapter leurs usines et préserver leurs marges, alors que les volumes ne retrouvent pas leur ancien rythme. Les équipementiers subissent la même pression, avec des investissements dans les batteries, l’électronique de puissance et les logiciels embarqués, tout en gérant le recul progressif de certaines pièces liées aux moteurs thermiques.

Les concessions se trouvent au contact direct de ces tensions. Elles doivent expliquer les aides, les délais, les solutions de recharge et les différences de coût d’usage, tout en vendant des véhicules dont les prix restent élevés. Dans plusieurs réseaux, les vendeurs observent des clients mieux informés, venus comparer le coût mensuel entre essence, hybride et électrique plutôt que demander uniquement une remise.

Les prochains mois permettront de mesurer la solidité de cette poussée. Les commandes liées au leasing social alimenteront les immatriculations avec un décalage, selon les délais de livraison. La rentrée donnera aussi des indications sur les achats des ménages après les dépenses estivales et sur les décisions des entreprises préparant leurs budgets de flotte. Pour le secteur, l’enjeu porte désormais sur la capacité à transformer un pic mensuel en tendance durable.

Questions fréquentes

Quelle part les voitures électriques représentent-elles en juillet ?
Les voitures 100 % électriques représentent 35 % des immatriculations neuves en France en juillet, soit 44 378 véhicules selon la Plateforme automobile.
Pourquoi les ventes électriques progressent-elles autant ?
La progression s’explique par le redémarrage du leasing social, l’élargissement des gammes, les offres de financement des constructeurs et l’attention croissante portée au coût d’usage.
Les hybrides sont-ils encore devant l’électrique ?
Oui. Les hybrides représentent 48 % des immatriculations en juillet et 50,5 % depuis le début de l’année, contre 29 % pour l’électrique sur la même période.
Le marché automobile français a-t-il retrouvé son niveau d’avant-Covid ?
Non. Les immatriculations progressent de 9 % sur un an en juillet, mais le volume total reste nettement inférieur aux niveaux enregistrés avant la crise sanitaire.

0,4 point de PIB perdu, 2026 sous tension, pétrole, gaz et transport sous pression, ce que la BCE redoute en zone euro

À retenir

  • Les électriques atteignent 35 % des voitures neuves en juillet.
  • La PFA recense 126 808 immatriculations, en hausse de 9 %.
  • Le leasing social relancé le 16 juillet stimule les commandes.
  • Les hybrides restent majoritaires avec 48 % du marché mensuel.
Marie despres
Marie despreshttps://www.visimag.com
Marie Després s'attache à décrypter les tendances, les innovations et les sujets qui rythment l'actualité. À travers une veille quotidienne et une approche pédagogique, elle propose des contenus fiables, accessibles et pensés pour répondre aux interrogations des lecteurs. Pour l'assister dans ses recherches et l'optimisation de ses articles, elle utilise l'intelligence artificielle, avant d'effectuer une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale rigoureuses.

Share post:

Subscribe

spot_imgspot_img

Populaires

Plus d'informations
Related

Comment signaler un serveur Discord ?

Discord est l'une des plateformes de médias sociaux les...

1 milliard de dollars annualisés, moins de 200 jours après son lancement, ChatGPT Ads devient le pari pub d’OpenAI

OpenAI revendique pour ChatGPT Ads un rythme de revenus...