À l’approche des départs d’août, le classement des villes proches du littoral les plus adaptées aux vacances en voiture électrique place Marseille et Bordeaux en tête. L’étude de Beev, relayée par La Tribune Auto, compare les destinations françaises selon un éco-score sur 5, le nombre de points de recharge et l’accès aux plages. Le résultat met en lumière un critère devenu central pour de nombreux foyers en 2026, la capacité à rejoindre la mer sans transformer le trajet en suite d’arrêts contraints.
Marseille et Bordeaux dépassent 1 100 bornes disponibles
Marseille arrive en première position avec un éco-score de 3,2/5 et 1 220 bornes recensées. La ville bénéficie d’un avantage immédiat, celui d’être à la fois une grande métropole, un nœud autoroutier et une destination littorale. Pour les conducteurs de véhicules électriques, cette combinaison réduit le risque principal des longs trajets estivaux, à savoir l’incertitude sur la disponibilité d’un point de charge à proximité du lieu de séjour.
La présence de la plage du Prado, accessible depuis les quartiers centraux, renforce l’intérêt pratique de la destination. Un automobiliste arrivant par l’A7 ou l’A50 peut recharger avant de gagner son hébergement, puis effectuer ses déplacements locaux sans planification excessive. Cette densité de recharge prend une importance particulière pendant les week-ends de chassé-croisé, lorsque les stations d’autoroute connaissent des pics de fréquentation et des files d’attente ponctuelles.
Bordeaux partage le même score de 3,2/5, avec 1 179 bornes. La capitale girondine ne se situe pas directement sur l’océan, mais elle sert de porte d’entrée vers le bassin d’Arcachon, situé à environ 67 kilomètres. Cette distance reste compatible avec l’autonomie de la majorité des modèles électriques récents, y compris les citadines polyvalentes qui dépassent fréquemment 300 kilomètres en usage mixte selon les homologations constructeur.
Le classement rappelle que la notion de ville littorale ne se limite plus au front de mer. Les grands pôles urbains proches des plages jouent un rôle de base arrière, avec hôtels, parkings équipés, centres commerciaux et réseaux de recharge rapide. Pour les familles, cette organisation permet d’alterner journée à la plage et visites urbaines, tout en gardant un accès plus large aux services de mobilité. La performance de Marseille et Bordeaux tient donc autant à leur réseau électrique qu’à leur position dans les flux touristiques.

Rennes et Nantes valorisent leur accès rapide à l’Atlantique
Rennes et Nantes occupent les places suivantes du classement, malgré leur situation en retrait du rivage. Ce choix peut surprendre les vacanciers qui associent spontanément les séjours côtiers à des communes directement ouvertes sur la mer. Il reflète pourtant une réalité de déplacement, les grandes villes de l’Ouest sont souvent utilisées comme étapes, points de location ou bases logistiques avant de rejoindre les plages bretonnes et atlantiques.
Rennes donne accès à la côte nord de la Bretagne, notamment vers Saint-Malo, Dinard ou Cancale, avec des temps de trajet compatibles avec une recharge effectuée en ville. Pour un conducteur de voiture électrique, l’intérêt réside dans la possibilité de préparer le dernier tronçon depuis une zone urbaine mieux équipée qu’une station balnéaire saturée. Les parkings publics, les zones commerciales et certains hôtels y jouent un rôle plus important que les seules bornes installées près des plages.
Nantes présente un profil comparable vers la façade atlantique. Les stations de Loire-Atlantique et de Vendée, de Pornic à La Baule ou Saint-Jean-de-Monts, restent accessibles sur des distances modérées. L’agglomération dispose d’un écosystème de mobilité dense, alimenté par les trajets domicile-travail, le tourisme et les déplacements professionnels. Cette pluralité d’usages favorise l’installation de points de charge plus nombreux que dans des communes touristiques à forte saisonnalité.
Le classement souligne d’autre part l’évolution des vacances en Atlantique. La réussite d’un trajet électrique ne dépend pas seulement du kilométrage entre le domicile et la plage. Elle repose sur la qualité du maillage sur l’ensemble du parcours, la puissance disponible, la rotation des véhicules et la simplicité de paiement. Dans l’Ouest, Rennes et Nantes profitent de leur rôle de carrefour, avec des axes routiers fréquentés et une clientèle suffisamment régulière pour soutenir l’investissement dans les infrastructures.

Toulon, Montpellier et Le Havre complètent le classement
Toulon confirme l’avantage des villes méditerranéennes connectées à un bassin touristique dense. La préfecture du Var profite de sa proximité immédiate avec les plages, les ports et les routes vers Hyères, Le Lavandou ou la presqu’île de Giens. Pour les automobilistes électriques, l’enjeu local se concentre sur la gestion des fortes affluences, car les mêmes parkings accueillent résidents, touristes, navettes maritimes et visiteurs d’un jour pendant les périodes de pointe.
Montpellier apparaît ensuite comme une destination de compromis. La ville n’est pas posée directement sur la plage, mais Palavas-les-Flots, Carnon et La Grande-Motte restent facilement accessibles. Son réseau urbain et périurbain permet de recharger avant de rejoindre le littoral, ce qui limite la dépendance aux bornes des stations balnéaires. Cette configuration intéresse les vacanciers qui privilégient un hébergement en ville, souvent plus varié en prix et en capacité que sur le front de mer.
Le Havre offre un autre profil, celui d’un grand port de Manche dont la plage se trouve au contact direct de la ville. Sa présence dans le top 10 traduit la montée en puissance des destinations du nord-ouest pour les séjours courts. Depuis l’Île-de-France, l’aller-retour devient envisageable avec une seule recharge bien positionnée, selon le modèle utilisé, la vitesse sur autoroute et le chargement du véhicule. Les températures plus modérées peuvent aussi préserver l’autonomie lors des fortes chaleurs observées plus au sud.
Nîmes complète ce groupe en jouant la carte de l’arrière-pays proche de la Méditerranée. La ville permet de rejoindre le Grau-du-Roi, Port-Camargue ou les plages gardoises sans parcourir une longue distance supplémentaire. Son intérêt tient à la connexion entre autoroutes, tourisme patrimonial et accès côtier. Pour les conducteurs, cette étape peut servir à sécuriser la recharge avant d’entrer dans des zones littorales où la demande augmente brutalement dès la mi-journée, en particulier lors des retours de plage.
Nice ferme le top 10 avec un score de 1,3/5
La Rochelle figure juste avant Nice dans le classement, avec un positionnement très différent. La ville charentaise bénéficie d’une image forte auprès des vacanciers à vélo, en train et en voiture électrique, mais son attractivité touristique peut créer une pression sur les équipements disponibles. Le cas rochelais illustre une tension fréquente sur les destinations de bord de mer, la demande saisonnière progresse plus vite que les capacités utilisables aux heures de forte affluence.
Nice ferme le top 10 avec un score de 1,3/5, un résultat bas au regard de sa notoriété touristique. La ville dispose pourtant d’un parc automobile important, d’un aéroport international et d’une forte fréquentation estivale. Ce rang montre que la proximité de la mer ne suffit pas. La densité urbaine, le coût du stationnement, la topographie et la concurrence pour l’espace public peuvent compliquer le déploiement de bornes accessibles, surtout dans les secteurs déjà saturés par la circulation.
Le baromètre de Beev doit aussi être lu comme un indicateur pratique, non comme un jugement définitif sur la qualité touristique des villes. Un éco-score de 3,2/5 pour les premières destinations indique que la marge de progression reste importante. Même les mieux classées doivent encore améliorer la disponibilité en temps réel, la maintenance des bornes et la clarté des tarifs. Les vacanciers, eux, regardent moins les moyennes que la certitude de trouver une prise fonctionnelle au bon moment.
Cette hiérarchie arrive dans un marché où les usages changent vite. Les familles comparent désormais l’hébergement, le prix du kilowattheure, la distance jusqu’à la plage et la possibilité de recharger pendant une activité. Les constructeurs promettent des autonomies plus confortables, mais l’expérience de vacances dépend encore du réseau local. En 2026, le classement donne donc un avantage aux villes capables d’associer tourisme, stationnement et recharge sans imposer aux conducteurs une organisation trop lourde.
Questions fréquentes
- Quelle ville arrive en tête pour des vacances en voiture électrique près du littoral ?
- Marseille arrive en première position du classement Beev relayé par La Tribune Auto, avec un éco-score de 3,2/5 et 1 220 bornes de recharge recensées.
- Pourquoi Bordeaux figure-t-elle si haut alors qu’elle n’est pas sur l’océan ?
- Bordeaux dispose d’un réseau de recharge important et sert de porte d’entrée vers le bassin d’Arcachon, situé à environ 67 kilomètres, une distance adaptée à la plupart des véhicules électriques récents.
- Nice est-elle déconseillée pour un trajet en voiture électrique ?
- Le classement ne déconseille pas Nice, mais son score de 1,3/5 signale des contraintes possibles liées à la densité urbaine, au stationnement et à la disponibilité des bornes pendant les périodes touristiques.
À retenir
- Marseille arrive en tête avec 1 220 bornes et un score de 3,2/5.
- Bordeaux suit avec 1 179 bornes et un accès à Arcachon.
- Rennes et Nantes profitent de leur rôle de bases vers l’Atlantique.
- Nice ferme le classement avec un score limité à 1,3/5.







